Musée de l’École Rurale d’Autrefois

Ouvert du 14 juillet au 31 août, uniquement le mardi et le vendredi de 15h à 18h.

Ouvert le reste de l’année sur réservation.

 

Entrée : 3 euros

Enfants et groupes plus de 10 personnes : 2 euros

Musée de l’École Rurale d’Autrefois

Musée
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Route de Saint-Pierre 47160 Saint-Pierre-de-Buzet

Le Musée a été créé en 1996 par Alain Paraillous.

L’école avait été construite en 1902, dans le style de toutes celles qui naquirent en France après les lois Jules-Ferry : salle bien éclairée par de nombreuses fenêtres, ouvertures marquées par un entourage de briques roses, logement de l’instituteur attenant…

Comme dans bien des villages, l’école a fermé ses portes, en 1974, reflétant par sa disparition le déclin du monde rural.

Ces portes, Alain Paraillous les a rouvertes.

Le mobilier avait disparu, mais au hasard des vide-greniers, des brocantes et de nombreux dons, la petite classe a vite retrouvé son âme.

 

La salle de classe Jules Ferry

On découvrira le bureau du maître sur une estrade, les pupitres d’élèves à 2 places, inclinés ; les encriers de porcelaine ; les cartables, les plumiers ; le tableau noir ; de nombreux panneaux « Rossignol » sur les murs, en particulier ceux qui étaient destinés à lutter contre l’alcoolisme.

La petite armoire-bibliothèque contient des livres de lecture qu’aimaient les enfants d’autrefois, en particulier les livres de Léonce Bourliaguet.

Derrière les vitrines, on verra des bons points, des mots d’excuse touchants. A remarquer aussi : des crayons de couleurs de l’usine Franbel, de Buzet, qui fabriquait jusqu’au milieu des années 50 la plupart des crayons de France et employait près de 300 ouvriers.

Le gros   poêle en fonte était alimenté au charbon, ce qui représentait une vraie modernité dans ce village rural à demi forestier.

    

La salle de classe Guizot

Les « lois Guizot » sous Louis-Philippe

Avant la classe décrite ci-dessus, le village de Saint-Pierre avait déjà été dotée d’une école après les lois Guizot de 1833.

Comme les bâtiments existaient encore, la classe Guizot fut à son tour reconstituée :  ouvertures parcimonieuses, pupitres d’élèves à trois, quatre et cinq places, bureau du maître surélevé comme une chaire…

La cheminée rappelle qu’elle fut le moyen de chauffage des classes jusqu’à l’arrivée des poêles en fonte : celui qui est installé dans l’âtre est à bois, et chaque élève, chaque jour devait apporter sa bûche.

Sur les manteaux de la cheminée figure un crucifix, car les écoles « Guizot » restaient en grande partie sous le contrôle du clergé.

  

Le traumatisme de la guerre de 70

Enfin, la reconstitution de cette classe Guizot accorde une place particulière au traumatisme de la guerre de 1870. Un livre d’histoire imprimé après la défaite montre l’instituteur devant la carte de France voilée à l’Est d’un crêpe noir. Ses propos incitent les élèves à prendre la revanche le jour venu. D’ailleurs, sur un autre panneau, on peut voir des fusils, factices ou vraies carabines :  le maître d’école était tenu d’entraîner les élèves au maniement des armes afin de les préparer à la revanche.

Ainsi se mettait en place la future et terrible guerre de 14-18 qui allait sonner le glas de la France rurale d’autrefois.

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